Voilà en amuse-bouche l'album photo de ce voyage d'une semaine
réalisé en juillet dernier. Pour ceux qui on envie de lire plus en détail mes impressions, c'est juste en dessous :)
Je connaissais déjà New York pour y être passée il y a 15 ans (déjà...ça ne me rajeunit pas) en coup de vent lors d'un circuit
touristique, un séjour bien trop court pour comprendre et appréhender vraiment la ville mais qui m'avait donné un aperçu de ce qui nous attendait et paradoxalement...au premier abord, ça n'a pas
beaucoup changé !
Alors bien sûr quand on a gardé une
grande âme d'enfant ce qui est mon cas on ne peut que s'émerveiller devant le magasin M&Ms de trois étages au coeur de Times Square rempli de gadgets en tout genre ou être surprise par la
roues géante à l'intérieur du magasin Toys'Rus et son dinosaure vrombissant de 5m de haut !
On peut aussi s'extasier devant l'originalité du restaurant "Mars
2112" situé en plein de centre de Manhattan
.
On y voyage dans un vaisseau spécial avec projection en 3D pour atteindre la salle de restaurant...le tout servi par un capitaine
de vaisseau aidé de petits martiens ambulants chargés de faire rire les clients, et pas seulement les enfants !
Au menu un savoureux steack à l'américaine et une montagne d'Oréos (pour les néophytes un Oréo c'est ça et on en trouve malheureusement que très rarement en France...) glacés en
dessert dans une ambiance "martienne" !
Pour ceux
qui sont intéressés par des choses bien plus sérieuses, impossible de rester insensible au méli-mélo architectural qui donne une véritable âme à cette
ville multicolore, aussi bien par ses bâtiments que par ses habitants, sans oublier ses nombreux musées. Soyons honnête, nous n'en avons fait qu'un, le muséum d'histoire naturelle, un peu
vieillot dans son ensemble à l'exception d'un magnifique étage consacré à la préhistoire qui vaut le détour à lui seul.
Se balader dans New York fut un vrai
plaisir, je ne m'en suis pas lassée jusqu'au dernier jour, j'adorais ce rythme effréné qui semble ne jamais s'arrêter, où l'on ne sait plus si l'on est en semaine ou un dimanche, s'il
est 2h de l'après midi ou 4h du matin car là bas, point de syndicats pour appliquer les 35h...
Néanmoins, faire une petite halte à Central Park s'avère indispensable pour souffler un peu et
reprendre des forces
pour affronter la ville.
Un véritable poumon de verdure impressionnant vu d'en haut tant il est étendu, et oh combien nécessaire où on oublie
tout, y compris que l'on est au coeur d'une mégalopole. Seul un bruit de fond de circulation très léger nous rappelle que le brouhaha new yorkais n'est pas si loin.
On y flâne, on s'y baigne, on se connecte à Internet en wi-fi avec son portable en mangeant un hot-dog
acheté à un vendeur ambulant (à tester une fois mais pas deux, les saucisses sont minuscules et le pain détrempé;)), bref on y cotoie le véritable "way of
life" à l'américaine tel qu'on peut l'imaginer dans les films...
Néanmoins, New York a pris un coup de vieux, pas de doute et c'est encore plus flagrant quand on a eu la chance de visiter une autre mégalopole comme Tokyo
deux ans plus tôt. D'ailleurs l'explosion d'une canalisation qui s'est produite il y a peu ne me surprend guère, je dirais même que c'est étonnant que ce ne soit pas arrivé plus
tôt.
Pour l'anecdote, bien que logée dans un hôtel mythique qui a vu passé les plus
grands écrivains et bluesmen en plein centre de Manhattan, avec une chambre très confortable et un écran plat dernière génération, la
plomberie était, quant à elle, d'un autre âge ! Une pompe manuelle située à côté de la baignoire avait même été installée pour évacuer plus rapidement l'eau, on a bien ri mais ça donne un
aperçu de l'état des infrastructures ;)
Même impression à la fin de notre séjour qui s'est terminé en apothéose dans une chambre au 59ème étage du Hilton où le plasma dernier cri dénotait comparé aux installations sanitaires
et électriques des années 80.
A cela se rajoute d'autres exemples plus flagrants, tels que la vétusté de l'Empire State Building, attirant pourtant une foule innombrable de visiteurs
qui devraient lui permettre de faire les travaux nécessaires.
Les fils s'entremêlent
à nu dans le plafond au milieu des tuyaux de canalisation, et cela fait quand même froid dans le dos quand on fait plus d'une heure de queue et que l'on a eu tout le loisir de lever les yeux
comme ce fut notre cas pour passer le temps avant d'atteindre enfin le 69ème étage et sa terrasse !
Dernier point à souligner depuis le 11 septembre 2001...la sécurité. Les contrôles de sécurité étaient présents mais je m'attendais à bien pire, que ce soit à
l'aéroport ou dans les lieux touristiques.
A la douane, il faut évidemment montrer pâte blanche et se soumettre à la photo et aux empreintes digitales mais à part cela, accueil courtois et efficace,
rien à dire !
Impossible cependant d'échapper aux rayons X pour monter en haut de l'Empire State Building ou admirer la
statue de la Liberté de près, mais à part cela, nous n'avons pas ressenti plus de pression que cela, c'est le moins qu'on puisse dire. Si les policiers sont omniprésents, j'avoue avoir souvent
douté de leur efficacité, l'un discutant avec son collègue, l'autre envoyant des SMS, disons que nous n'avons pas dû regardé au bon moment ;)
Quant aux sacs d'ordures, ils s'empilent dès 19h sur les trottoirs, certains sont
transparents, d'autres pas... Quand on est parisien et que l'on se souvient de l'attentat de St Michel, on reste quand même plus que dubitatif face à
ce manque de précaution...
Par contre lors de notre séjour, nous n'avons pas fait une seule mauvaise rencontre, même tard le soir. Alors bien sûr mieux vaut ne pas traîner dans le Bronx
caméscope en bandoulière ou traverser Central Park la nuit...mais on avait quelques préjugés à ce sujet qui se sont rapidement envolés au fil des jours.
En conclusion, la ville qui me semblait moderne et avant-gardiste lorsque j'étais adolescente ferait bien de regarder un peu autour d'elle car même la "vieille
Europe" nous a semblé prendre un sacré coup de jeune ! Mais New York est une ville unique qui surprend encore, vaut vraiment le détour et
nécessite que l'on s'y attarde... car l'on s'y attache.